LE COULOIR DU TRAIN
Dans le compartiment de deuxieme classe les voyageurs lourds de sommeil dégagent
Des senteurs de camembert mélées au saucisson a l’ail et aux doigts de pied
Je réussis a m’extriquer de cette taniere pour sortir dans le couloir m’accouder a une fenetre et respirer l’air pur de la campagne de France.
Mon regard se fixe sur les lignes télégraphiques.elles ondoient en vagues régulieres on voit les mots du bonheur
Voler sur les cretes les moins heureux gémissent le long des fils au raz du fossé
La locomotive a vapeur siffle joyeusementpour saluer un troupeau devant un passage
A niveau.Je me penche a la fenetre le vent de mes seize ans agrippe ma tignasse
Et depose dans mes yeux des escarbilles de charbon.le rythme a deux temps des boogies
Berce ma reverie une alouette jaillit du kepi bleu de mon Pere il doit etre dans le train en
Permission du Maroc le paysage pivote lentement les bois rampant sur les labours
Les grasses métairies s'accroupissant dans les cours avec les tracteurs
Avec la herse la grange le tas de fumier les charettes des chiens aboient au loin
Et les vaches paisibles usinant le lait au ralenti les meules de foin comme des poires
Les vignes s’accrochent aux coteaux le chateau flotte audessus du fleuve qui tourne
Sur un coude la Dame a sa fenetre observe le vaste ciel son épervier ne revient pas
Et le Baron non plus soudain une voix de nulle part m’ordonne en gueulant de remonter la vitre
C’est le Baron je coince sa tete dans la fenetre et le guillotine la tete rebondit dans le panier d’une jolie fermiere
Elle m’envoit une rose avec un baiser.
Dans le compartiment de deuxieme classe les voyageurs lourds de sommeil dégagent
Des senteurs de camembert mélées au saucisson a l’ail et aux doigts de pied
Je réussis a m’extriquer de cette taniere pour sortir dans le couloir m’accouder a une fenetre et respirer l’air pur de la campagne de France.
Mon regard se fixe sur les lignes télégraphiques.elles ondoient en vagues régulieres on voit les mots du bonheur
Voler sur les cretes les moins heureux gémissent le long des fils au raz du fossé
La locomotive a vapeur siffle joyeusementpour saluer un troupeau devant un passage
A niveau.Je me penche a la fenetre le vent de mes seize ans agrippe ma tignasse
Et depose dans mes yeux des escarbilles de charbon.le rythme a deux temps des boogies
Berce ma reverie une alouette jaillit du kepi bleu de mon Pere il doit etre dans le train en
Permission du Maroc le paysage pivote lentement les bois rampant sur les labours
Les grasses métairies s'accroupissant dans les cours avec les tracteurs
Avec la herse la grange le tas de fumier les charettes des chiens aboient au loin
Et les vaches paisibles usinant le lait au ralenti les meules de foin comme des poires
Les vignes s’accrochent aux coteaux le chateau flotte audessus du fleuve qui tourne
Sur un coude la Dame a sa fenetre observe le vaste ciel son épervier ne revient pas
Et le Baron non plus soudain une voix de nulle part m’ordonne en gueulant de remonter la vitre
C’est le Baron je coince sa tete dans la fenetre et le guillotine la tete rebondit dans le panier d’une jolie fermiere
Elle m’envoit une rose avec un baiser.